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«Vite ! Plus vite ! Attends ! Ne pars pas ! Plus vite» - pensait Kolin en Korin
de toutes ses forces, tel un sprinter professionnel, poussant tous et tout le
monde hors de son chemin : femmes, hommes, enfants, qu’importe. Il se fichait
bien de faire mal ou de faire peur, tout ce qui l’intéressait était cette
silhouette qui roulait de plus en plus loin : le promoteur de son rêve. Enfin !
Enfin, il avait trouvé quelque chose d’intéressant dans cette cage à oiseau
géante. Enfin ! Enfin, il pouvait trouver des «ailes» suffisamment grandes pour
s’envoler...
Laissant
son père si étonné qu’il en resta figer, kolin se fraya un long sillon
d’insultes et de coups, des broutilles auxquelles il ne prêta aucune attention.
Au
bout de quelques minutes, il s’arrêta en face de la personne qu’il poursuivait.
Avec la capuche baissée et le masque d’aigle sur le visage il était impossible
d’identifier cet individu, mais là encore, Kolin se fichait bien de son
identité. Tout ce qui l’intéressait était l’étrange machinerie à ses pieds,
porteuse d’une promesse de liberté.
-
HEY ! - voulu appeler Kolin, mais la tête de piaf arrêtée sur le toit d’une
petite voiture dont le chauffeur s’était fait tout petit en attendant que
l’énergumène veuille bien descendre, hurla de toute la force de ses poumons. Il
leva les mains au ciel, poings fermés et lâcha un
-
TRICKS !!!
Dans
l’instant suivant, Kolin ainsi que le reste des promeneurs se retourna, attiré
par un changement de luminosité. Ils virent alors le mur du bâtiment éclairé
d’une étrange manière. Les néons et lampes, tous ensemble dessinèrent un masque
squelettique fait de nombreuses autres images trop petites pour en voir le
contenu. Le masque rapetissa en bougeant sur le côté et tels des félins
intrigués, les observateurs suivirent cet éclairage jusqu’à ce qu’ils tombent
sur un autre individu se tenant sur un balcon du cinquième étage, étranges
rollers aux pieds.
Le
coeur de Kolin commença à tambouriner si fort qu’il lui donna l’impression qu’il
allait sortir de sa poitrine. Le jeune homme était persuadé qu’il allait
assister à quelque chose d’exceptionnel et il n’était pas le seul.
Quelques
secondes plus tard, lorsque les sirènes de police commencèrent à se faire
entendre, la personne sur le balcon entra en action et une larme coula sur la
joue de Kolin. Lui qui pratiquait cette discipline ne pouvait être qu’ému par
les mouvements de ce rollerblader. Dans chacun de ses gestes, dans chacun de ses
tricks, dans cette illusion de facilité et de nonchalance il pouvait voir le
talent, les milliers d’heures à peaufiner le plus subtil des détails, la
discipline de fer nécessaire... La perfection était d’ailleurs poussée au point
où même sans la musique, il se devinait le rythme, la flute, le bit sur lequel
dansait ce virtuose de la voltige.
Le
rollerblader commença par un simple saut... Non, il n’était que simple par
rapport à tout le reste : back moon flip, grossièrement appelé salto arrière
avec les jambes tendues, fut le premier trick. Lancé en avant d’une position de
repos, sans élan, propulsé par les rollers, il ouvrit le ballet aérien.
Il
se réceptionna sur le garde fou métallique du balcon voisin en enchaînant sur un
grind suivi d’une rotation transistionnant sur un moon walk et se terminant sur
un 360° whirlwind somersault, le tout en moins de deux secondes.
Il
tourbillonna dans les airs comme une toupie avant de se réceptionner sur le
balcon voisin et entamer un mouvement de danse artistique plutôt qu’acrobatique,
sur ce minuscule garde-fou de quelques centimètres de largeur.
La
foule était en oh ! et en ah ! de peur que l’autre ne tombe et à chaque geste
elle ne pouvait qu’applaudir, car l’émerveillement était à son paroxysme.
Malheureusement, le spectacle ne dura pas très longtemps.
Dans
une de ses nombreuses transitions, le rollerblader perdit l’équilibre, son pied
droit flancha comme pour une entorse, et il tomba la tête la première au sol ce
qui fut hurlé la foule qui s’écarta le plus loin possible du cadavre. Kolin fut
le seul à rester à proximité.
Il
respirait lourdement, son regard vide, son esprit confus par les pensées
malsaines qui y rodaient qui brisèrent toute forme de bien séance. Le jeune
homme commença à avancer vers le cadavre, les yeux rivés sur les rollers dont
les roues tournaient encore. Même après ce qu’il venait de voir, ou à cause de
ce qu’il venait de voir, la seule chose que son coeur, non, son âme désirait
était ces rollers;
Malheureusement
pour lui il fut devancé par le «promoteur» de son rêve qui vint récupérer la
dépouille de son ami, ce qui fit entrer Kolin dans une colère dont il ne se
savait pas capable.
-
ILS SONT A MOI ! - hurla-t-il en essayant de retirer les machines des pieds du
mort, mais tout ce qu’il reçut en retour fut un coup de poing et puis ce fut
l’obscurité...
Blabla de l'auteur
Hello à vous chers lecteurs ! J'espère que vous avez passé un superbe week end !
Texte time !
Ouh en retard, en retard, toujours en retard XD
Si vous avez des questions, des suggestions, des critiques, etc... Blabla, je dois y aller, porter vous bien XD. Excusez moi et pardonnez mes fautes, merci :)
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