vendredi 17 janvier 2020

L'héritage d'hermès (titre provisoire), page 30

La course, la chasse, le concours... aucun des deux ne savait plus trop de ce qu’il en était. Il n’y avait de place que pour la performance, l’adrénaline, les sensations fortes, le dépassement de soi.

L’individu masqué entraîna Kolin dans une ruelle encombrée par un camion de livraison qui n’avait rien à faire là et qui bloquait complètement le passage. Sans ralentir ne serait-ce que d’une fraction de seconde, il bondit sur un mur dans 180° wall ride suivit d’un simple back flip pour se réceptionner sur le toi de la machine. Il croisa ensuite les bras et adopta une pose défiante.

Kolin dégluti, il n’avait jamais fait de chose comme ça et si c’était une autre nuit il aurait sans doute pris la peine de réfléchir. Mais là son sang était trop chaud et il commençait à éprouver un réel sentiment de respect pour le rider qui lui demandait par sa gestuelle.
- Es-tu capable de venir me rejoindre ici ?
Il va s’en dire que la réponse que voulait donner Lambert senior était
- Oui
Oui pour lui-même et aussi pour cet homme qui lui offrait les ailes pour voler au-dessus de tout.

Le camion n’était pas complètement avancé dans la ruelle, il s’était garé à 6 mètres de la sortie laissant un espace qui devrait, théoriquement être suffisant pour son élan. Dans les vidéos il avait vu que le record de wall ride était de deux mètres cinquante, théoriquement ce devrait être suffisant.
- «Je peux le faire, je peux le faire, je peux le faire» - se répétait Kolin son mantra en respirant fort à plusieurs reprises, alimentait ainsi ses muscles en oxygène, théoriquement il devrait être prêt.

Néanmoins la théorie est aussi différente de la pratique que l’orange l’est de la mandarine (O.o). Le jeune se lança en avant comme il avait vu dans son esprit. Il sentait que sa forme et sa vitesse étaient suffisantes alors il bondit sur le mur pour faire un simple wall ride horizontal en espérant prendre un petit peu de hauteur pour sauter ensuite sur le camion.

Cependant, en pratique, le mur sur lequel il devait rider n’était pas aussi propre que ses rampes en bois. Les minuscules aspérités du béton à peine visibles à l’oeil nu étaient perceptibles par les roues du roller et casser l’équilibre durant le wall ride. Et là n’était pas le seul problème. Sauter sur le mur et sauter à nouveau n’était pas aussi simple qu’il se l’imaginait ou qu’il avait vu dans des vidéos pouvant avoir le luxe d’être éditées.

En pratique, Kolin bondit sur le mur, perdit le frottement sur son roller droit, paniqua en gesticulant dans tous les sens et se heurta contre l’avant du camion avant de tomber sur le sol avec un mal de tête atroce.

- Aïe... - lâcha Lambert junior en se prenant le nez des deux mains et en essayant de ne pas pleurer de douleur et de frustration.







Blabla de l'auteur 

Hello à vous chers lecteurs ! Bon week end à vous bien à l'abri du froid et de la pluie ;)

Texte time !

Ha ! Le coups de la mandarine je suis moi même perplexe. Qu'est ce qui m'est passé par la tête XD.

Si vous avez des questions, des suggestions, etc... n'hésitez pas à laisser un commentaire ou à m'écrire ici : unepageparjour@hotmai.com

Merci de me lire ! Vous êtes formidables !! Tchuss et bon week end !!! Portez vous bien !!!!

jeudi 16 janvier 2020

L'héritage d'hermès (titre provisoire), page 29

Les deux roller blader restèrent sur la route principale malgré le fait qu’elle n’offrait rien sur quoi ils pouvaient se faire les roues. Le quartier de Kolin était d’une monotonie atroce pour faire les tricks. Il n'y avait que des maisons et des jardins. Le paradis était en ville, là où se dressaient les immeubles, et plus important encore, les innombrables ruelles, véritables veines de la ville. Là bas était le nirvana vers lequel la tête de corbeau menait Lambert junior.

Cependant la route n’allait pas pour étant être barbant. En descendant la rue principale traversant le quartier du jeune homme et allant en ligne droite vers le centre-ville, le personnage masqué tourna sur lui même et poussa Kolin vers l’avant. L’élan était tel qu’il avait l’impression d’être tiré par une voiture.

Pendant ce temps, l’homme masqué tout en rigolant était en pleines séries de tricks tous les plus impressionnants les uns que les autres. Il glissait un genou au sol, un pied devant l’autre, en parallèle et perpendiculaire, donnant l’impression que chacune de ses jambes était une partie indépendante de son corps. Le tout exécuté avec une telle fluidité, précision et technique que la seule chose qui pouvait sortir de la bouche était un simple woah !

Kolin se sentit opprimé par autant de talent et de maîtrise et pour la première fois de sa vie, il décida de luter. Lui aussi pouvait faire des tricks, lui aussi voulait arracher un woah de la bouche de l’autre, lui aussi voulait parler ce dialecte que seuls les initiés pouvaient comprendre. Sa fierté hurlait, son égo piquait, il refusait de perdre, perdre quoi ? Contre qui ? Pourquoi ? Il ne le savait pas encore. Tout ce qu’il savait c’est qu’il voulait faire pareil, tout de suite, au milieu de la rue.

Alors lui aussi se perdit dans ce monde de tricks et de performance. Rapidement ils quittèrent la route principale pour chercher la moindre trace de rail pour grinder, le moindre mètre carré de mur utilisable. Le monde avait disparu, il n’y avait que les rollers : les siens et les autres qu’il désirait de tout son être, il n’y avait que ses efforts, son souffle, sa transpiration, sa douleur musculaire et osseuse, sa frustration et ses réussites : frontside, mistral, torque, les mouvements s’enchaînaient, les chutes aussi. Mais kolin ne lâchait pas l’affaire. Il avait compris que le jeu était devenu une compétition à l’enjeu important.

Les tricks de l’homme en masque, le dialecte qu’il utilisait ne voulaient dire qu’une chose :
- montre-moi ce que tu as dans le ventre. Fait moi vibrer ! fait moi transpirer ! bluffe-moi ! Prouve-moi que t’es bon !
Quant au pourquoi la réponse était également claire, il suffisait que Lambert junior baisse les yeux pour les voir : les rollers magiques. Même s'il avait menti à son père quant à sa proposition de travail, en cet instant il vivait son premier entretien "d'embauche". 


Slalom, backside, Soyale... kolin n’avait jamais été aussi audacieux dans ses mouvements, ses flips n’avaient jamais été si parfaits que maintenant, à ses yeux. Il était prêt à tout donner dans cette danse nocturne, cette compétition, ce duel observé par un nombre de témoins qu’il ne pouvait soupçonner cachés dans les ombres des ruelles et perchés sur les toits des immeubles.  









Blabla de l'auteur

Hello à vous chers lecteurs ! J'espère que vous allez bien ! J'espère que vous vivez bien ! J'espère que vous mangez bien :)

Texte time !

Je voulais faire plus complexe en expliquant chaque mouvement, mais je me suis dit que ça allait alourdir le texte. Dites moi si j'ai tort :)

Si vous avez des questions, des suggestions, etc... N'hésitez pas à laisser un commentaire ou à m'écrire ici : unepageparjour@hotmail.com

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mardi 14 janvier 2020

L'héritage d'hermès (titre provisoire), page 28

La sensation fut violente et étrange. Kolin avait l’habitude d’aller vite avec ses rollers, il était accoutumé à la lutte contre le vent et la gravité : plus il poussait et plus il était poussé en retour, c’était l’ordre naturel des choses. Pourtant, là, ses sens étaient complètement déboussolés parcequ’il n’était pas en lutte contre le vent. Un tel bond, une telle accélération auraient dû en temps normal lui écraser le visage contre le mur d’air, mais tel ne fut pas le cas. L’impression qu’il eut était complètement l’inverse, c’était comme s’il était poussé, aspiré par le vent, comme si la nature contre laquelle il luttait sur ses rollers lui avait donné un coup de pied au cul.

La sensation était juste extraordinaire. Là haut, au-dessus de tout, ou presque, Lambert junior avait l’impression d’être sur un coussin d’air, d’être porté avec douceur comme un enfant apprenant à nager. Il avala sa peur et grava la vue à jamais dans ses rétines : les lumières étincelantes dont chacune représentait un foyer, des vies, des histoires... les ruelles semblables à des serpents de lueur se frayant un chemin à travers la ville...
- Woah ! - lâcha le jeune homme ébahit pendant deux secondes tout au plus avant de crier - wow, wow, wow.

Tout objet en suspension devait retomber, cette loi ne pouvait être constamment défiée. Les deux individus commencèrent à chuter telles des pierres et le cœur de Kolin se perdit quelque part dans ses chaussettes. Ils tombaient vite, ils tombaient fort. Le vent frais artificiel s’engouffrait dans son nez et ses yeux, le faisant pleurer ou plutôt lui donnant l’excuse parfaite de laisser ses larmes couler avant l’instant fatidique. Il se rappelait encore l’autre nuit, l’autre mort, le crâne ouvert. Était-ce là la vengeance de ce type ? Un suicide collectif ?
- «non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non» - se répétait Lambert junior en boucle comme un magnétophone en panne. Mais à la grande surprise du jeune homme, l’impact fut d’une douceur insoupçonnable.

Les rollers de l’autre émirent un bruit particulier, une sorte de psshhh de vapeur lorsqu’ils touchèrent le sol et puis rien hors mis une trace asphalte brûlé. Mais il n’y avait pas de douleur atroce, pas de jambes brisées, pas de sang... juste un psshhh.
- Qu’est-ce que... comment... hein ? - s’étonna Kolin en ne comprenant rien à la situation
- Hahaha, accroche-toi petit moineau, la nuit ne fait que commencer ! - déclara l’homme masqué avant de foncer à une allure folle sur la route, traînant Lambert junior avec lui.


C’était comme rouler dans une voiture la fenêtre ouverte, le vent ne venait pas de face, mais des côtés et de derrière, comme s’il les poussait de plus en plus vite, de plus en plus haut dans un tunnel qui s’ouvrait devant eux. Ils roulaient non pas contre le vent, mais avec lui, avec son aide, son appui, ils avaient l’impression d’avoir des ailes. Kolin sentit un bien-être indescriptible s’emparer de lui, pour la première fois de sa vie il sentit le vide en lui commencer à se remplir de sensations.











Blabla de l'auteur

Hello à vous chers lecteurs ! J'espère que vous avez passé un bon week end qui vous a donné le sourire. 

Texte time !

Fiou, je n'étais pas là hier en effet. J'ai beaucoup hésité par rapport au principe physique des rollers. Là j'ai trouvé, ils marchent à euh l'imagination XD. Bon, je ne suis pas encore fixé mais je ne peux pas rester bloquer sur une page non plus. Ca va venir, je vais tout dérouler dans ma tête. J'ai aussi rêvé d'une histoire que je vais proposer en bande dessinée. Elle est très simple : c'est l'histoire d'un coach de basket qui va en mission humanitaire en afrique (pourquoi ? où ? je ne sais pas encore). Et il tombe sur un petit qui a du potentiel et il essaye de lui apprendre le sport. Ce sera une histoire humaine très basique, j'espère XD. Me connaissant ça ne va pas être simple. Je note là pour ne pas oublié. D'abord j'ai quelques projets à terminer :)

Si vous avez des questions, des critiques, etc... N'hésitez pas à laisser un commentaire ou à m'écrire ici : unepageparjour@hotmail.com

Merci de me lire ! Vous êtes formidables !! Tchuss et à après demain (demain je suis occupé :( ) !!! Portez vous bien !!!!


vendredi 10 janvier 2020

L'héritage d'hermès (titre provisoire), page 27

Kolin sorti de la maison  le courage dopé à l’adrénaline à moins que ce ne soit son bon sens qui était étouffé par cette hormone. Quoi qu’il en soit, il était décidé à casser son bonjo sur la tête de l’hurluberlu qui voulait lui nuire. Dans l’esprit du jeune homme, ce fait était une évidence irréfutable.

Cependant, une fois qu’il fut dehors son élan fut coupé par l’absence de l'individu en question. Il regarda autour de lui en pensant qu’il était peut-être caché quelque part, où  qu'il s'était enfui. 
- "Tssk, quel connard" - pensa Kolin débordant d'énergie et de colère. 
- La lune est belle n’est-ce pas ? - entendit il ensuite et son coeur failli sortir par la bouche.

Le jeune homme se retourna pour voir on visiteur debout sur le toit de la maison, fixant la lune artificielle du dôme. Il tourna ensuite le visage vers Kolin et sous les lueurs pâles de la lune, pour le jeune homme, cet homme apparu comme quelque chose d’autre. Une illusion ni plus ni moins, mais les vêtements et le masque donnaient l’impression que sur le toit de sa maison se tenait un gigantesque corbeau.
- Veux-tu danser avec moi sous cette lune ? - demanda le visiteur et Kolin cligna des yeux plusieurs fois de surprise et d'incompréhension. Il ne pensait pas du tout que la conversation virerait dans cette direction.
- Euh...C’est-à-dire que... - balbutia Kolin en pensant - "je comptais plutôt te casser la gueule, enfin je crois..."

Le visiteur ria d’un rire qui n’avait rien de moqueur. C’était un rire véritable, court et chaleureux. Il leva ensuite la tête vers la lune et prit une petite inspiration avant d’adopter une position étrange comme s’il était sur le point d’entamer une danse : une main sur le masque, l’autre légèrement en dessous de la taille.

- «Qu’est ce qu’il fait ? Qu’est-ce qui se passe ?» - se demanda Lambert junior. Son cœur commença à battre la chamade et ses interrogations furent balayées par la curiosité, une curiosité aveugle... Il avait le même pressentiment que l’autre nuit, lorsqu’il avait assisté au ballet macabre.

Kolin serra le manche de son bonjo par réflexe et dégluti d’excitation, les yeux rivés sur la représentation qui allait arriver. Tout était si étrange, sous cette lune pâle, comme si c’était un rêve.
- «Si c’est un rêve, je ne veux pas me réveiller» - pensa Kolin.

L’autre glissa en arrière sans casser sa posture avant d’effectuer un «moon somersault». Un salto avant très spécifique où les jambes devaient être tendues et l’écart entre elles devait être comprit entre 30 et 45°.
Dès ce premier geste, Kolin eut la mâchoire qui faillit se décrocher. Bondir en avant tout en reculant était comme un paradoxe qu’il ne savait pas comment expliquer et le reste qui suivit renforça cette sensation d’être dans un rêve.

La figure enchaîna figure complexe après figure complexe, mélangeant danse urbaine et techniques de roller, avant de bondir à plusieurs mètres au-dessus du toit. Il vrilla comme une toupie avant de se réceptionner sur le gazon. Il fit ensuite plusieurs cercles autour de Kolin si vite que ce dernier en eut presque le tournis et puis il finit par s’arrêter devant Lambert junior en s’inclinant dans une sorte de révérence, la main tendue, une invitation à un bal.

Sans réfléchir plus que ça, le jeune homme saisit la main de l’individu s’attendant à tout et n'importe quoi, telle une jouvencelle. Il se voyait porté par les rollers exceptionnels qui avaient permis toutes ces figures hallucinantes.

- Ahem ! - toussa la personne en appuyant de la tête vers les pieds de Kolin
- oh ! - s’exclama ce dernier en remarquant qu’il était va-nu-pied. S’il fallait aller au bal, une tenue appropriée était exigée - j’arrive ! - s’exclama le jeune homme en se précipitant dans la maison avec son banjo qui n’avait servi à rien, même pas à accompagner la chorégraphie. Néanmoins, il n’avait pas le temps de se sentir stupide.

Il se précipita dans sa chambre et chercha un hoodie et un baggy jean pour aller avec le look de l'inconnu, puis il mit ses rollers aux pieds. Pendant qu’il se changeait, il écouta si son père était debout, mais la maison était toujours silencieuse.
- «À quel point il doit être bourré pour ne pas entendre quelqu’un sur le toit ?» - se demanda Kolin avant de hausser des épaules. L’envie de vérifier si son père allait bien fut rapidement étouffée par la perspective de la soirée. L’envie de poser des questions d’ailleurs était quelque part dans la poubelle de sa conscience.
- Qui était cet individu ?
- Quelles étaient ses intentions ?
- Était-ce prudent ?
- etc...
Toutes ces interrogations étaient jetées comme le linge dans sa chambre : partout sauf où était sa place.

Sans attendre un instant de plus, il se rua à l’extérieur si excité qu’il en oublia de fermer la porte de la maison à clé.
- Je suis prêt - dit il en se sentant nerveux. L’individu au masque se rapprocha, poussé par ses rollers motorisés et tendit sa main en invitation.
- Volons alors - dit-il sur un ton enjoué.
Kolin lui prit la main et dès l’instant suivant il poussa un cri de surprise alors qu’il se retrouva défié la gravité d’une manière inattendue et douloureusement soudaine.

- Oh merde ! - paniqua-t-il en remarquant qu’il était à plusieurs mètres au-dessus du sol, bien plus haut que le toit de sa maison - oh ! Oh ! - hurlait il, éprouvé par ce manège hi-tech. 






Blabla de l'auteur

Hello à vous chers lecteurs ! J'espère que vous allez bien. La fin de semaine est là ! Viii !!!

Texte time !

Désolé, désolé, fiou j'ai l'impression que je passe mon temps à m'excuser. J'ai été bloqué par la chorégraphie et même là j'ai un peu triché en vous déléguant la tâche d'imagination. Si jamais je sors le propre ce ne sera pas comme ça, je vous donnerai de la nourriture suffisante pour l'imaginaire. Enfin j'espère XD. 

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mercredi 8 janvier 2020

Historiette surprise (pas de titre)

 Je ne sais pas quand ça a commencé : mon mal-être. À vrai dire, je ne sais pas s’il y a une date exacte au début de tous mes problèmes, mais personnellement je l’ai constaté un soir au boulot. Mes doigts pianotaient nerveusement sur mon bureau, ma cravate m’étouffait, quelle bonne trouvaille ça la cravate, un nœud de pendaison portatif et ce n’est pas l’intention de l’utiliser comme ça qui manquait... J’avais chaud, j’avais chaud au torse et au cou, froid au front et aux mains, je transpirais des aisselles comme un porc... je ne sais pas, je ne me sentais pas bien. Je m’étais dit que je couvais quelque chose, un début d’allergie à quelque chose ou un diabète. Vu comment je me goinfrais de fast food ces derniers temps ce ne serait pas étonnant, mais je n’avais pas le temps de bien cuisiner. Depuis ma promotion, d’où la cravate sinon jamais je n’aurai porté une telle horreur, je n’ai le temps de profiter que de mon lit et encore...

- On a de gros contrats Francis !
- Il faut aller plus vite Francis !
- Il faut clôturer le dossier Francis !
- Tu as appelé Jean Paul pour négocier le contrat FRANCIS !!
- FANCIS, FRANCIS, FRANCIS !!!

Je crois que c’est ça, je n’en pouvais plus, mais je ne voulais pas le reconnaître. Une question de fierté sans doute, ou une question de peur... probablement les deux. Pourquoi eux ils y arrivaient à gérer toute cette pression et moi pas ?
- Est-ce que je suis un loser ?
Je ne m’étais jamais posé cette question avant, mais depuis ce poste je me la pose presque tous les jours et la réponse me fait peur. Je ne vais jamais trop loin dans cette réflexion.

Face à ce problème, je m’étais décidé à faire ce qu’il fallait. Je me suis acheté une balle antistress qui ne quittait pratiquement plus jamais mes mains. Ca m’a musclé les poignets ce machin un truc de fou, pourtant le stress, il était encore là. Je me suis passé des musiques relaxantes : pluie, dauphin, baleines, au moins toute la faune maritime y est passée, mais le stress ne partait pas. Je me suis tourné alors vers des méthodes que je trouvais risibles, oui déjà la musique est risible, mais là je parle yoga et toutes ces conneries de feng shui ou feng shiu... bref ces trucs qui viennent du côté des bridés... et vu que le temps était un problème je me formais moi même avec des vidéos et des forums entre deux dossiers ou deux repas.

Ça m’occupait l’esprit aussi c’était pas mal. Je n’y ai pas trouvé de réponse à mon stress, c’est comme ça. Il y en a qui font des régimes et ça ne marche jamais, moi ce doit être pareil pour mes nerfs. Ils sont en effervescence constante, apparemment... Mes recherches m’ont poussé vers quelque chose qui devrait être qualifié d’occulte, mais qui porte un nom scientifique : transférence émotionnelle. Du moins c’est ainsi que l’auteur l’expliquait. Ce n’était pas un livre très lu, sur Amazon il y avait deux ou trois avis mitigés, mais j’étais prêt à lire tout et n’importe quoi qui m’aide à me sentir moins mal.
- Pourquoi je n’ai pas quitté mon job ?
Vous en posez vous de drôles de questions... Je ne sais pas. Comme vous pouvez le constater, j’ai pensé à tout sauf au plus simple, il faut croire. Quitter mon job, ça m’aurait sûrement évité tous ces ennuis.

Le bouquin émettait un postulat intéressant selon lequel tous les humains étaient connectés comme un réseau et comme tout réseau il y avait des systèmes de «compensation». Lorsqu’une partie du réseau était surchargée, la charge pouvait être transférée à d’autres. Je m’étais dit
- Super ! Comment je fais.
J’avais d’ailleurs une idée de qui allait être mon porteur.

Il y avait quelques techniques décrites dans le bouquin, mais hélas, aucune ne marchait. Là encore j’avais l’impression d’être un loser et je me suis rendu compte que c’était juste un tas de conneries. J’ai jeté le bouquin et pour la première fois de ma vie je me suis senti comme une bête en cage. J’étais arrivé au bout de mes recherches, je n’avais plus aucune idée de quoi faire, mais une chose était sure je ne voulais pas retourner au boulot. Rien que d’y penser je commençais à me sentir fiévreux.

Cette nuit-là je n’ai pas dormi, je cherchais quelles excuses je pouvais utiliser, comment faire ? Est-ce que je devais aller voir un médecin du travail ? Est-ce que c’était si grave ? Il y avait plein de dossiers à traiter et sans moi mes collègues allaient avoir plus de travail... Je tournais, tournais, tournais, et je ne sais pas pourquoi je m’étais mi le doigt sur la tempe comme pour me tirer une balle. J’ai eu peur de ce geste parce que pour la première fois de ma vie ce n’était pas juste pour rigoler, j’y avais trouvé un certain plaisir en appuyant sur ma gâchette fictive.

Ça m’a fait peur. Absurde je sais, mais j’ai préféré tirer vers le plafond pour ne pas me tenter dans mon mal-être. Et puis ça s’est passé. Lorsque j’ai appuyé sur la détente de mon pistolet imaginaire, je me suis senti délesté d’un poids. J’étais si confus que j’ai regardé mes doigts comme s’ils étaient magiques, je pouvais même sentir une sensation étrange dans mon index comme un vague de chaleur. J’ai fermé alors les yeux pour faciliter ma concentration. Tous les livres que j’avais lus disaient la même chose, qu’il était important de donner une certaine forme au monde qu’on a à l’intérieur. Je n’étais pas à ce niveau, le mien était flou et obscur à l’image d’un jour de blizzard. J’ai pensé à tirer de ce monde ce que j’avais de négatif. Bon c’est plus du ressenti qu’autre chose, mais j’ai juste guidé ce négatif le long du bras et puis bang ! J’ai tiré à nouveau vers le plafond et à nouveau ce sentiment de soulagement.

Pourquoi un pistolet ? J’avais tout essayé jusque là, mais jamais je n’avais utilisé cette image. Je n’ai jamais aimé les armes, je n’ai jamais eu d’armes ni tenu une arme hors mis un couteau de cuisine. Les armes à feu me raidissent comme un bout de bois et je les trouve le sommet de l’injustice et pourtant là, c’est cette image de pistolet qui me fait du bien. Pourquoi un pistolet ? Peut-être que c’est simplement une image, l’image d’une libération comme un orgasme. C’était étrange, mais j’étais prêt à prendre tout et n’importe quoi pour me sentir mieux, même l’image d’une mamie centenaire en petite tenue. Vraiment étrange comment l’esprit fonctionne...

Autant dire que je n’ai pas dormi de la nuit. Je me suis mi un vieux film de cow-boy et j’ai passé la nuit à tirer mon stress dans toute la maison. Au petit matin j’étais prêt à bouffer la vie à pleine dent et me venger un petit peu de mon boss qui n’avait que Francis fait ci ou ça à la bouche. Je m’étais préparé à ce que j’allais faire. Le matin il était toujours à la machine à café avec son petit air supérieur, comme si le monde lui appartenait alors qu’il est con comme une chaussette... J’allais rappliqué tout sourire en lui faisant
- Hey ! Hey ! Hey ! Comment ça va ce matin ? - en faisant un double geste de pistolet. Il n’allait rien voir venir et moi j’allais me sentir comme un charme.

Tout s’était passé comme prévu, il m’avait regardé comme si j’étais un abruti complet en me répondant
- Ça va très bien mon petit et vous aussi à ce que je vois. Où en est le dossier clément ?
Et j’avais répondu
- Il sera remis clé-en-main ! - pas peu fier de mon petit jeu de mots.
Ho, la tête qu’il avait fait. Habitué à me voir malheureux, peut être même ravi de me voir malheureux, cela avait du lui faire bizarre de me voir en forme. Armé de mes deux index, je n’avais plus peur de rien.

J’ai fait comme ça pendant deux mois, tous les jours je lui tirai dessus et il s’était même pris au jeu le con en me rendant la pareille sans le petit extra bien sûr. Mais au bout de deux mois, j’ai commencé à voir les résultats ... Au début je me disais que c’était marrant qu’il ait le revers de médaille, mais ce n’était plus devenu marrant, c’était devenu inquiétant. Même son teint était devenu jaunâtre comme s’il était devenu malade. Vu les résultats et le petit jeu matinal, on avait commencé à parler plus et là toute sa vie partait en l’air. Il m’avait même avoué qu’elle avait mis une baffe à son petit si fort qu’il lui avait pété une dent et il ne comprenait pas pourquoi, le petit posait juste des questions innocentes, mais il a vu rouge. Je sais, ce n’était qu’un juste retour des choses je me disais, il s’en fichait moi de mes problèmes je me disais... je ne sais pas, j’aurai dû m’arrêter, j’aurai vraiment dû m’arrêter.  

Au bout du quatrième mois, c’était un jeudi j’ai juste entendu un bruit de vitre brisée depuis son bureau. On s’était tous levé pour se précipiter vers son bureau et il n’y était pas. Il était en bas, 5 étages plus bas, la tête éclatée comme une pastèque. J’ai eu un haut-le-cœur insupportable. J’ai vomi dans sa poubelle avant de me réfugier dans les chiottes loin des yeux accusateurs, loin de ma culpabilité, mais cette connasse m’avait suivi.
L’idée d’avoir tué un homme, cet homme, un humain... j’étais responsable de sa mort, je le savais. Même si mon cerveau essayait de tuer cette culpabilité, je savais que c’était moi avec mes tirs de pistolet imaginaire.

Je ne suis pas revenu au boulot depuis, je ne pouvais pas et surtout je ne pouvais pas imaginer que ce qui venait de se passer n’était que le début de mes ennuis. J’avais passé une semaine à «tirer» tout mon mal-être dans la maison et il y en avait beaucoup trop même. C’était comme si ma maison était devenue une de ces maisons bordéliques avec le linge partout, l’évier salle, les boîtes à pizza au sol, vous voyez le tableau. Mais ce n’était pas physique, la saleté et la puanteur n’étaient pas physiques...

Comme je l’ai dit, ce n’était que le début de mes ennuis. Mais vrais problèmes ont commencé après un cauchemar où je voyais Charles, mon boss, il s’appelait Charles. Je crois que je tombais, je tombais et tout tombait d’ailleurs. Es tables, les chaises, mes collègues... il n’avaient pas de visage comme des mannequins de crash test. Avec des vêtements, mais sans visage. On tombait comme ça de plus en plus vite vers une sorte d’obscurité. J’ai ensuite vu Charles tomber avec moi, lui par contre il avait un visage, son visage explosé contre le béton. Il s’était tourné vers moi et commença à nager dans ma direction. J’ai eu peur, j’ai flippé, et sans réfléchir j’ai commencé à nager le plus point possible de lui. Du moins j’essayais de le faire, mais c’était impossible vu que j’étais en train de tomber.
- Tu m’as tué ! - qu’il criait
- Non ! C’est faux - que je lui criais.
Mais ce n’était pas possible, on était en train de tomber.

Lorsqu’il arriva vers moi, il me saisit la jambe. J’ai riposté en lui donnant des coups de pieds au visage. On a commencé à se bagarre et pendant qu’on tourbillonnait comme deux coqs en chaleur, j’ai vu dans cette obscurité deux gros yeux qui nous regardaient.

Je me suis réveillé direct en hurlant de peur. Je n’ai jamais eu de cauchemar comme ça, aussi... réel. Mais le plus terrifiant c’est que lorsque je me suis réveillé j’ai vu deux yeux flotter au-dessus du lit et puis pouf, ils ont disparu.





Blabla de l'auteur 



Voilà, ça m’a pris comme ça. C’est une petite histoire née du sujet d’hier, ou inspirée par le sujet d'hier concoctée à la va-vite. Après mon cerveau a fait le reste et a modifié le machin pour donner je ne sais quoi. J’espère que ça vous a plu. Je ne sais pas si je vais la continuer, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. 

Merci de me lire ! Vous êtes formidables !! Tchuss et à demain !!! Portez vous bien !!!

mardi 7 janvier 2020

Blabla de l'auteur : vidéo sur le burnout

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Hello à vous chers lecteurs ! J’espère que vous allez bien et que vous êtes au chaud, au bureau, à l’école (#pascommeKolin) ou sous la couette. Personnellement j’espère que vous êtes au chaud sous la couette avec un bon thé ou café chaud parcequ’on va parler boulot ou plus précisément un aspect grandissant du boulot : le burnout.

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Il y a cette vidéo que ma copine m’a envoyée et je me suis dit :
- C’est trop important pour ne pas partager.

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Très simple d’accès, et pédagogique. Elle dure un peu moins de 40 mn. Vous n'avez même pas besoin de lire mes trucs, elle se suffit à elle même. 

Ma première réaction après avoir visionné le contenu de cette vidéo et écouté la dame qui faisait sa conférence : madame Jeanne MUVIRA, a été

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Les effets de l’adrénaline je n’y avais jamais pensé et pourtant ça fait sens. Si on y réfléchit vraiment, on est tellement bombardé de stimulus dans notre société moderne. La différence avec les générations passées c’est l’absence de coupures pour nous. Même dans le divertissement le rythme est rapide. Bam bam bam, contenu après contenu, pub après pub, excitation après excitation, néons, lumières, besoins, pulsions, responsabilités... le rythme est intenable.

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Je pensais que c’était simplement dû à cette exposition externe à des stimulus physiques et mentaux, surtout mentaux, mais je n’avais jamais pensé à l’adrénaline. Mais bon ce n’est pas étonnant, je suis dans la moyenne en termes d’intelligence et de culture hahaha...

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 Ahem.

Quant au stress, oui, le stress est un tue-neurone. J’avais vu une étude sur l’impact du stress sur l’intelligence et comme facteur de stress, les chercheurs avaient pris la pauvreté. Et étonnamment, ou pas, il a été démontré que les personnes en difficulté financière ne sont pas plus bête que les «bourgeois», mais ont tendance à déployer leurs facultés mentales avec plus de difficulté. Les questions quotidiennes : qu’est ce que je vais manger, comment je vais payer mon crédit, comment je vais payer les cadeaux de noël, comment je vais mettre suffisamment d’essence, comme je vais me payer mes vacances, etc, etc... surchargent le cerveau. Et si on rajoute l’adrénaline alors le cocktail est diabolique.

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C’est fascinant et horrifiant en même temps parcequ’on se rend compte à quel point on nous a menti.
Il y a une équation du bonheur qu’on nous apprend, enfin une recette que je vais essayer de mettre en équation avec mes pauvres capacités logiques :
Bonheur : T(S*TA) + l
Où T = travail
S = salaire
TA = Temps d’activité
l = loisir
Le bonheur vient du travail, de la rémunération, du poste et accessoirement du loisir. N’hésitez pas à critiquer cette formule et à l’enrichir je sais qu’elle est pourite XD.

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Mais en réalité, je pense que la formule du bonheur est bien plus simple que ça :
Bonheur = temps bien utilisé.
Le bonheur est simplement dépendant du temps utilisé à bon escient qu’il s’agisse du travail, de la famille, des amis, des loisirs. Mais le temps est quelque chose qu’on nous enlève de plus en plus en mettant T en avant : travail, travail, toujours travail, mais pour qui et pour quoi ? Cette absence de sens et la multiplication des jobs alimentaires, juste pour payer les factures, ne sont que des éléments parmi des milliers dans cette société de fou qu’on a construit ou plutôt qu'on a participé à construire.

Il y a aussi une phrase qu’elle dit : nous ne sommes pas tous égaux devant le stress. J’aimerais renchérir dessus et dire que nous ne sommes pas tous égaux sur n’importe quel aspect : gestion du stress, intelligence cognitive, intelligence sociale, intelligence musicale, sensibilité, structure osseuse, fibres musculaires, etc... Nous sommes similaires, mais différents les uns des autres d’où l’utilité d’avancer ensemble pour compenser les défauts des uns et des autres.

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La partie sur les babouins et sur les jeux de pouvoir m’a bien fait rigoler, si la théorie de l’évolution est belle et bien exacte il semble que les humains n’ont pas évolué bien loin des cousins simiens. Combien ici ont été pris par des «jeux» de pouvoir sur le lieu de travail ? Des brimades ou des reproches qui n’ont aucun sens et possibles uniquement à cause du grade ou du statut. Combien ont subi les frustrations des «supérieurs» ? Combien se sentent piégés et malheureux dans un environnement de travail pourri au nom d’un manageriat qui ne comprend rien au management ? Ils préfèrent diriger par la peur et la division plutôt que par le bon sens. Le résultat c’est la fracture mentale : le burnout. 

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Sigh... Heureusement que ce n'est pas partout, mais la tendance persiste. Je ne sais pas si elle augmente mais elle est suffisamment fréquente pour que ce soit un problème de société. 

C’est fou, le rythme de tout est tellement accéléré. Des fois je me dis que ce n’est pas possible que ce soit un hasard. Si jamais des personnes, des «architectes» sont à l’origine de notre société moderne alors je leur tire mon chapeau parce que le travail qu’ils ont accompli est juste extraordinaire. Tout va dans la même direction : le retour des dieux- empereurs, la dominance absolue sur le monde...  mais bon, là ce doit être simplement mon imagination.

Je vais m’arrêter là sinon je vais aller dans du hors sujet et parler de choses qui n’ont rien à voir avec le stress. Regardez la vidéo, faites vos propres recherches. 


Merci de me lire ! Vous êtes formidables !! Tchuss et à demain !!! Portez-vous bien et attention au stress ;) !!!!