jeudi 6 décembre 2018

Journal de Vay Matagi, page 75


Entrée du 01/09/2558

J'ai refait un plongeon avec ma nouvelle jambe. Je ne suis pas encore habitué, mais j'ai connu pire. Je ne sais pas si j'ai enregistré comment je l'ai perdue. Avec tout ce qui s'est passé, j'ai peut-être oublié...

Avant de partir, j'avais inspecté les environs du jardin d'Aulélé, histoire de voir si je pouvais trouver une grotte souterraine et des cachettes au cas où. Je savais que ma mission prendrait beaucoup de temps et je ne pouvais pas emporter le vêtement des anciens avec moi. Il n'y en a qu'un pour tout Lilico, et la tour a toujours refusé d'en fabriquer, plus peu importe le nombre de pierres de Dao que je lui fournis. Il y a quelque chose qui ne fonctionne, mais je ne comprends pas quoi. 

Meh, ce n'est pas le sujet. De mémoire, aucun pêcheur n'a été si profond sans un vêtement, rie que pour respirer et résister à la pression, c'est quand même mieux. C'est pourquoi le repérage était important. 

Une fois que j'ai fait mon petit plan et que j'ai adieu à Lilico au cas où je ne reviendrais, j'ai plongé. La sensation est différente j'avoue, et plus je descendais, plus j'avais la pétoche. Oui, moi, Matagi, je n'ai pas peur de reconnaître que j'avais un peu peur. Non ce n'était même pas de la peur, c'était de l'inquiétude. Oui, voilà, donc j'étais inquiet surtout pour mon souffle. J'ai vingt minutes d'air dans mes poumons sans qu'il n'y ait de problèmes, si j'avais été attaqué ou quoi, j’aurais sans doute fini noyer. 

Mais j'ai pu passer de grotte à grotte jusqu'au jardin. Là-bas, je devais faire très attention avec ces foutus poissons. De vraies saloperies, ouh, j'ai les poils qui ne se lèvent rien que de repenser à leur sale gueule. Ils sont teigneux comme moi, Matagi, et ne lâchent rien. 

L'un d'entre eux m'a attrapé après que j'ai fini de récolter... Mmm, ma gorge. Je continuerai un autre jour. 


Entrée du 03/09/2558

Les alchimistes m'ont appelé, ils ont pu fabriquer une poudre qui agit sur les petits parasites qui pourrissent les poissons de l'intérieur. C'est bien beau, mais je ne sais pas encore ce qu'on va faire avec. À moins de poudrer tout l'océan, personnellement je ne vois pas quoi faire avec leur machin là... déjà en donner à Ulagi. Si elle est encore vivante, elle mérite bien ce remède. Mais à part ça, je ne vois pas comment combattre les parasites. Ils sont encore en train de chercher, mais je sais déjà qu'on va avoir besoin de plus de plantes, donc je vais devoir refaire un tour là-bas...Pfouu... Tssk. Bon, un homme doit faire ce qu'un homme doit faire. Je suis le seul avec l'expérience et les capacités pour y arriver. J'espère juste que je reviendrai comme je suis parti. Les Pole'ia sont de vrais monstres, mais au moins j'ai appris une chose ou deux sur elles. Ce sera probablement ma dernière plongée pour Lilico, j'en aurai pour un mois ou même plus si je veux obtenir de grandes quantités de plantes et de Pole'ia, et ce sera mon plus grand défi. Non, le plus grand défi de l'histoire de Lilico, ah ça oui. 

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Blabla de l'auteur

Hello à vous chers lecteurs ! Je vous souhaite une bonne soirée !

Texte time !

Ok, là vous êtes sans doute un peu énervés 
- Mai si va finir son histoire ou pas ? 

Un peu de patience, Matagi va tout raconter, enfin pas tout, mais l'essentiel. J'ai une petite idée en tête.

Si vous avez des questions, des suggestions, etc.. N'hésitez pas à laisser un commentaire ou à m'écrire ici : unepageparjour@hotmail.com

Merci de me lire ! Vous êtes formidables !! Tchuss et à demain !!! Portez-vous bien !!!!


Meliacor : Stargorad, page 75


Un pas à gauche, genoux à terre, roulade, pas en arrière... le z'hum se retrouvait sur la défensive, ce qui l'exaspérait au plus haut point. Il savait qu'il n'avait le choix, il fallait qu'il soit patient et qu'il attende le moment opportun pour donner le peu qu'il avait et changer la donne. Il était conscient de ce fait, mais cela n'empêchait pas qu'il se sentait comme un faible. Faible ! De ne pas pouvoir surmonter cette épreuve par la seule force de sa volonté. Faible !  De rugir de douleur et de ne pouvoir l'accepter avec dignité. Et cette sensation de faiblesse était accentuée par ses voix moqueuses et chaotiques qui faisaient ressembler son esprit à une ruche si habitée qu'elle implosait sous l'effet du volume sonore. 

Flashhh ! Flasshh ! Cid, évita de justesse un coup de faux qui effleura la mâchoire de son casque, lui faisant perdre l'équilibre. Le colosse tomba au sol et tout de suite après, la paramélure mutante se jeta sur lui pour l’empaler comme une brochette. Saisir les armes de l'insecte était impossible, bouger la tête n'allait pas aider vu que la créature ciblait le torse, il fallait donc se dégager de là. Mais cela également était impossible. Tout ce que le z'hum pu faire était de se déplacer un petit peu pour les lames pénètrent l'abdomen et en cet instant, avant que son adversaire ne touille ses intestins en l'éventrant, Cid fit deux choses. 
- Premièrement, il contracta tous ses muscles abdominaux aussi fort qu'il pouvait le faire pour bloquer les appendices au mieux, et au pire ralentir leur progression. 
- Deuxièmement, il saisit ces appendices à mi-hauteur et le plus fort qu'il pouvait pour éviter de se couper. Une lame est dangereuse lorsqu'elle pénètre et lorsqu'elle coupe, mais cette dernière action demande un mouvement. C'est l'avancée ou le recul de la lame qui crée la déchirure, et sans ce mouvement une arme blanche n'était autre qu'un bâton, en théorie. En pratique, plusieurs éléments venaient complexifier cette simple réalité, cependant Cid n'avait pas le luxe de repenser son plan. Il n'avait qu'un seul plan : survivre, même s'il devait perdre quelques doigts au passage. Son organisme allait surement les faire pousser après un certain temps.  

Le z'hum saisit les pattes du mutant de toutes forces, si fort que ces constructions osseuses fines commencèrent à craquer sous la pression. La paramélure hurla en essayant de se dégager, mais elle était plantée là, incapable de s'éloigner à temps. Dans l'instant qui suivit, Cid plia ses jambes sur son torse puis les fit exploser de toutes ces forces dans l'abdomen de la créature qui poussa un hurlement plaintif et pathétique avant de s'écrouler. Les jambes du géant avaient explosé la carapace fragile de l'insecte avant de la traverser comme un tronc d'arbre, projetant ses organes malformés et son sang jusqu'au plafond. Puis, ce fut le silence.

Les vibrations s'étaient arrêtées en même temps que les fonctions vitales du mutant. Et la raison de ce phénomène était simple. Les vibrations n'étaient pas émises par les piques elles-mêmes, elle réverbérait et modifiait le signal issu d'une source : les cliquetis infrasoniques uniques à la créature. Maintenant que cette dernière était morte, il n'y avait plus rien à réverbérer et le silence reprit ses droits. Cependant, le z'hum savait que ce répit n'allait être que de courte durée. 

Maudissant tous et tout le monde, surtout lui et ses idées de merde, le félin se leva très péniblement. Son armure opérait les premiers secours et les microplaques refermaient les brèches causées par les pattes-faux pour restaurer l'intégrité de l'espace de vie, et c'est uniquement lorsque l'oxygène put être à nouveau purifié que le colosse commença à respirer correctement. Ce n'était pas uniquement la puanteur des cadavres et de leur habitat qui l'avait poussé à maintenir sa respiration, mais également la présence de microbes inconnus. 

Kriii ! Entendit à nouveau Cid l'obligeant à pousser un soupir épuisé alors qu'une nouvelle vague s'appétait à lui tomber dessus. 


Au même moment ses compagnons, guidés par Castillyonne, couraient comme s'ils avaient le diable aux trousses. 
- Par-là ! - commanda la spécialiste en tournant à droite dans un énième tunnel
- Tu es sur ? - demanda Jess en respirant lourdement. Cela faisait des heures qu'ils maintenaient un rythme de sprint et malgré l'assistance des exosquelettes, ses muscles commençaient à accuser le stress et la fatigue. 
- Rien ne t'empêche de prendre un autre chemin ! - répondit sèchement la spécialiste en cherchant des indices sur la voie à suivre. Elle pensait avoir plus de temps avant que les créatures ne leur tombent dessus. Soit Cid avait échoué et servait de petit déjeuner aux insectes, soit il y avait un facteur inconnu qui avait changé la donne, et ce facteur pouvait tout foutre en l'air. Mais, quel que soit le cas, une chose était certaine, ils allaient devoir bouger leur jambe comme si leur vie en dépendait, car c'était justement le cas. L'étau se resserrait autour d'eux de tous les côtés et ils n'avaient d'autres choix que d'être rapides. 
- Il est où Cid quand on a besoin de lui ! - se plaignit Jess 
- En train de te sauver les miches alors ferme là et bouge ton cul ! - rétorqua la spécialiste énervée - "putain d'amateurs !". 

Alors que chacun des compagnons faisait de son mieux pour survivre, dans les ténèbres de cette ruche, quatre œufs commençaient à bouger, mettant au monde des mutations génétiques toutes plus particulières les unes que les autres. Et leur naissance fut accueilli joyeusement par leur mère qui voyait en eux un avenir on ne plus radieux. Mais, cette conclusion de sa part était on ne peut plus précipitée. Caché de tous, un cinquième œuf représentait le véritable danger et constituait une évolution on ne peut plus naturelle, telle que l'espèce n'avait pas vu en des milliers d'années. Le cinquième œuf qui avait éclot dans l'obscurité, libéra en ce monde un être volontairement coupé du réseau télépathique de sa mère, une ombre pour les siens, car il savait que son ambition n'était pas compatible avec l'existence de la reine, sa mère. 

Alors que cette dernière se réjouissait de la naissance de ses quatre merveilles, son règne lui fut retiré de force. Son contrôle sur tous les membres de la ruche lui fut retiré, prit de force par une source bien plus forte retournant les enfants contre leur mère qu'ils massacrèrent sans hésitation. Il ne pouvait y avoir deux reines dans une même ruche... Non, il pouvait y avoir plus de deux reines sur Meliacor... 






Blabla de l'auteur

Hello à vous chers lecteurs ! Je vous souhaite une superbe journée remplie de pensées positives. :)

Texte time !

Hmm, pfiouuu, je... suis surpris. Cette nouvelle reine a aussi échappé à mes radars on dirait. Qu'est ce que c'est que cette histoire. Mouais, je ne sais pas du tout ce qui va se passer XD... sigh, quel auteur je fais. Vous en pensez quoi ? C'est une idée intéressante ? 

Si vous avez des questions, des suggestions, etc... N'hésitez pas à laisser un commentaire ou à m'écrire ici : unepageparjour@hotmail.com

Merci de me lire ! Vous êtes formidables !! Tchuss et à demain !!! Portez-vous bien !!!!


mercredi 5 décembre 2018

Journal de Vay Matagi, page 74


Entrée du 20/08/2558

Je n'ai jamais vu un homme autant changé. Moi, Matagi, je dis bien homme et non petit, en parlant de Tamaïti. Au départ je pensais qu'il était animé par la haine et la vengeance, et peut être bien que c'était le cas, au début. La vengeance, la volonté de refuser sa faiblesse, d'affronter sa peur et de lui mettre une lance dans les côtes. Je connais ça, je comprends ça, je respecte ça. Après tout, moi, Matagi, n'ai-je pas suivi le même chemin ? La différence, c'est que je ne l'ai pas abandonné. J'ai détesté l'océan depuis le jour de ma naissance, et je continue encore ! Enfin, pour être franc, pas toujours. J'ai des périodes de calme, mais l'océan, comme une amoureuse ignorée, surgit à chaque fois pour raviver ma colère. Je ne sais pas si la similitude est correcte, mais c'est ce qui m'est venu à l'esprit. 

Quant à Tamaïti, il y a comme une sérénité, comme une distance... Non ce n'est pas ça. Comme du respect. Oui, je pense que c'est ça... Tu peux comprendre ton ennemi, tu peux même admirer ton ennemi, tant que tu te rappelles que c'est ton ennemi. L'océan est l'ennemi ! Il peut être fascinant, stimulant, nourrissant, mais meurtrier aussi, sans égard pour nous les hommes. Il nous oblige à le contempler, géant parmi les géants, mais il ne peut nous obliger à l'apprécier. 

Je ne sais pas si c'est une bonne chose. Je ne trouve pas le temps de lui parler. Lorsqu'il revient, c'est pour se reposer, écouter quelques enseignements, panser ses blessures, manger quelque chose puis repartir. Le rythme est difficile et même moi, Matagi, j'aurai beaucoup de mal à suivre, mais c'est la seule façon pour rattraper les jours sans pêche. Vivement que je puisse aider à mon tour. 


Entrée du 22/08/2558

Je me suis trompé, ce n'est pas le respect, mais la culpabilité qui le pousse. Je ne sais pas ce qu'il a vu dans son sommeil forcé, mais ça lui a remis les pendules à l'heure. Ou peut-être que c'est l'expérience de la mort qui lui a mis les idées dans le bon ordre. Mais je crains aussi la possibilité que ça l'a cassé dans sa tête. Il faudrait que je trouve le temps de lui parler correctement avant de partir. 

Des informations qu'on a pu échanger avec les autres... Meh, ils ont tout mis dans la construction du bateau. Toutes leurs ressources ont été jetées là-dedans parce que le conflit avec les hommes poissons ne se passe pas très bien. Personnellement, moi, Matagi, je trouve cela stupide. Si on échoue, alors ce sera la fin de bien des villages. Non, ce sera la fin des hommes sur ce monde maudit. C'est pourquoi je serai du voyage. 

Ils sont au courant pour mes... blessures et ils veulent quand même de mon aide. Meh, même manchot, peu d'hommes arrivent à la cheville de Matagi.

… Je n’irai pas pour sauver les hommes, j’irai pour Lilico. Là, ce sont des personnes que je connais, que je vois tous les jours, que j’insulte chaque jour que les dieux façonnent et qui me font rire aussi. Lilico c’est ma famille, ce sont mes enfants que je nourris… que je nourrissais à la sueur de mon front. La dernière chose que je peux faire c’est de leur donner une dernière chance de survivre en ce monde.  Avant que l’océan ne nous envoie des poissons encore plus étranges, ou même d’autres hommes poissons comme Kellu, ou des maladies… Il faut qu’on mette la main sur l’Ulwazi.





Blabla de l’auteur

Hello à vous chers lecteurs ! Bonne mi-semaine à vous J

Texte time !

Erf, ça n’a pas été facile. J’ai encore des latences avec ma connexion au nirvana XD. Hmm, c’est surtout que je sens l’histoire finir et j’ai toujours été du genre à ne pas vouloir connaître la fin, ou plutôt à vivre la fin. J’ai plein de films non terminés, pleins de livres et de jeux que j’ai arrêtés, repoussés pour ne pas franchir cette dernière porte, pour me donner l’illusion que ce n’est pas fini, que l’histoire perdure dans mon esprit et je peux la tourner comme bon me semble. Mais bon, je me dis qu’il va falloir terminer avec Matagi et commencer l’histoire du pêcheur de Lilico. Peut être pas maintenant, j’ai envie de retrouver le docteur le docteur Willmann et Jacob. Ouais, je pense que je vais faire ça.

Si vous avez des questions, des suggestions, etc… N’hésitez pas à laisser un commentaire ou à m’écrire ici : unepageparjour@hotmail.com

Bien, je ne vais pas vous laisser maintenant, vous allez avoir droit à du blabla XD Très court, rassurez-vous. Il part d’un certain constat qui m’a percuté comme une évidence lors d’une discussion hier. Au départ je l’avais dit sans conviction, mais plus j’y réfléchis et plus je me dis que je n’ai peut-être pas tort, mais je vous en laisse juge.

La discussion tournait autour de la course à la productivité, de la pression du chiffre sur le lieu du travail et puis on a bifurqué sur le pouvoir d’achat. Et c’est là que j’ai sorti : « je pense que le problème des entreprises aujourd’hui, ou du moins leur point de vue, c’est qu’elles considèrent que l’argent qu’on a dans nos poches leur appartient. Elles ne l’ont pas encore, mais dans leur esprit, c’est à eux ». J’avais jeté cette idée comme une hypothèse, puis j’ai réfléchi à tout ce qu’on vit, nous petit peuple, expérience qui nous donne ce ras le bol à l’origine des gilets jaunes, raz le bol qu’on récent depuis des années et des années et qui englobe le monde entier, je me dis qu’en fait, nous avons été déshumanisés puis capitalisés, transformé de personne à chiffre d’affaires. Pourquoi ? Est-ce que c’est par psychopathie ? Par bêtise ? Par ignorance ? Je l’ignore encore, mais j’ai des pistes que je veux explorer. Dites-moi ce que vous en pensez, je crois que c’est une discussion d’actualité et la réponse peut être importante.

Merci de me lire ! Vous êtes formidables !! Tchuss et à demain !!! Portez-vous bien !!!!


mardi 4 décembre 2018

Mots d'excuses.

Bonsoir à vous. Je vous prie de m'excuser pour l'absence de Matagi aujourd'hui. Je n'arrive pas à voir, je ne sais pas s'il y a un problème avec ma connexion wi fi avec le monde de l’imagination mais là c'est page blanche. Je suis sincèrement navré, et j'essayerai de me rattraper jeudi en vous fournissant plus de contenu. Ou d'ailleurs, j'écrirai demain... Oui, je vais faire ça, en espérant que mon sommeil débloque cette connexion :).

Merci et je vous dit à demain.

Meliacor : Stargorad, page 74



- "NON !" - hurla intérieurement Cid pour résister à cet appel venant des profondeurs de son être. Répondre positivement à cette voix était aussi inconscient que de se donner le cancer pour perdre du poids. L'efficacité allait être au rendez-vous, mais le prix à payer était bien trop cher. Toute forme de vie amie ou ennemie allait être détruite et la probabilité de retour de Cid à la surface était si faible qu'elle se voulait négligeable. 

C'est pourquoi il ne pouvait compter que sur lui et le soutien des murmures dans son esprit, étouffés par les folies même si c'était difficile, surtout parce que c'était difficile... Non, Cid n'avait d'autres choix que d'y arriver sans faire appel à ses démons. 

En se mordant les lèvres jusqu'au sang, et à s'en faire craquer les crocs, le z'hum pu rassembler ses forces pour bouger juste à temps pour éviter de se faire empaler, mais là 'était que le début d'une dance macabre, car l'autre n'avait aucune intention de le laisser souffler. Il n'avait qu'un but, qu'une fonction, qu'un rôle et que peu de temps pour y arriver. 

Cette monstruosité quadrupède était différente des autres paramélures, très différente et surtout très moche. Déjà que les autres paramélures n'étaient pas des canons de beauté, mais cette chose devant le z'hum donnait envie de vomir toutes ses tripes rien qu'en la regardant : immonde, mal formée et gluante de liquide embryonnaire. Sa tête déformée ressemblait à celle d'une mante religieuse dont le sommet du crâne, gondolé, pulsait au rythme de ses battements cardiaques. De ses orbites sortaient deux mandibules, anomalie génétique issue d'une malformation osseuse dont la raison était simple : sa prématurité. Cependant la créature n'avait visiblement pas besoin d'yeux pour repérer sa proie ainsi qu'à percevoir son environnement. 

Contrairement aux autres paramélures, celle-ci n'avait pas de torse. Ou plutôt n'avait pas de torse complet, mais un début de cage thoracique qui était directement lié à son abdomen rachitique recouvert d'un exosquelette à l'apparence fragile. Il était même difficile d'associer cette créature à celle que Cid avait combattue jusque-là, si ce n'était la présence de ces pattes faux caractéristiques avec, ici, une différence. Ces dernières étaient plus fines, plus pointues, mais comportaient également, tous les cinq centimètres, une masse osseuse. La raison de cette protubérance était simple : ouvrir la plaie plus largement pour créer une sévère hémorragie ; et ce bien sûr, dans l'hypothèse ou il pouvait y avoir une lutte. Car l'arme principale de l'insecte n'était pas ces faux, mais les projectiles qu'elle avait lancés tantôt. 

Ces derniers étaient des armes soniques dont la vibration combinée créait une fréquence nocive capable de blesser la chair, à l'image de bout de verres pouvant pénétrer le cerveau. C'était cette vibration, cette fréquence, qui arrivait à bout de Cid l'empêchant d'écraser son adversaire comme un moustique, car il avait du mal à rassembler les dernières parcelles de force que possédait son corps pour fonctionner correctement. La migraine, la douleur, l'interférence avec le réseau nerveux, autant de défis qu'il avait à surmonter pour ne serait que bouger le petit doigt. Autant dire, qu'il était considérablement ralenti. L'un des êtres le plus rapides de l'univers connu, le plus sauvages et dangereux était désormais réduit à tituber et rouler au sol comme un nouveau-née apprenant à marcher.

- "Grrrr !!" - rugissait il intérieurement, mais il ne pouvait se permettre de se laisser aller aux réflexes de douleur : fermer les yeux ou secouer la tête. Il devait avoir toute son attention sur ce qui lui venait sur la tronche, pire ! Il devait arriver à anticiper le danger qui lui sautait dessus sans relâche, s’il voulait avoir ne serait-ce qu’une infime chance de triompher. Cependant, cette difficulté n’était pas pour lui déplaire. La réalité était simple : le plus fort survit et cette force n’est pas simplement physique, mais mentale aussi.







Blabla de l'auteur

Hello à vous chers lecteurs ! Je vous souhaite une excellent soirée, bien au chaud :)

Texte time !

Hmm, je ne sais ps quoi dire ici. Mais je suis toujours curieux de savoir ce que vous avez à dire :)

C'est pourquoi, si vous avez une question, une suggestion, une critique, etc... N'hésitez pas à laisser un commentaire ou à m'écrire ici : unepageparjour@hotmail.com

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lundi 3 décembre 2018

Journal de Vay Matagi, page 73


Entrée du 18/08/2558

Tamaïti s'est réveillé. J'étais avec l'autre là, l'autre imbécile qui m'a convaincu que mon idée était brillante. 

J'étais venu le voir en espérant qu'il trouve une solution différente. Je lui ai dit : 

- Hey, est-ce que tu peux me fabriquer une jambe ? 

Alors là, il a éclaté de rire comme un idiot avant de me dire
- Ah, Taloa Matagi, ça je ne sais pas comment faire. Je ne sais que travailler la terre. 

Je lui ai expliqué donc mon idée, en espérant qu'il puisse me proposer autre chose. Mais dès l'instant où ses yeux se sont agrandis comme s'ils voulaient s'échapper, j'ai compris qu'il n'allait pas avoir d'autres idées. 
- Ça peut marcher ! - qu'il m'a dit en me prenant la main les yeux mouillés. 

Meh, j'ai trop bon coeur... Je me suis dit, pourquoi ne pas essayer ? Si ça ne marche pas, au moins j'aurai essayé et je n'aurai pas de regrets. Le prix à payer pour ma tranquillité d'esprit c'est de la douleur. Meh, je suis pêcheur, la douleur je me lève avec chaque matin. 

Ça, c’est que je m'étais dit. Mais le moment venu, je vous avoue que je n'ai pas chanté la même chanson. Moi, Matagi, j'ai comme qui dirait été un peu refroidi après un coup de clou dans l'os. Là, j'ai dû parler franchement.
- Oh, mon frère, attends ! Attends !

Ça fait mal, très très mal et pas que sur le moment. Là, je ne peux même pas poser le pied à terre, il va falloir un long moment avant que je m'habitue, et un coup de pouce des alchimistes pour calmer la douleur. C'est comme avec une dent pourrie, mais trois fois plus, j'ai juste envie de me couper le reste de la jambe. Surtout que je l'ai fait pour rien. 

Comme je l'ai dit, Tamaïti s'est réveillé et il est venu me voir alors qu'on fixait ma nouvelle jambe... elle est jolie d'ailleurs, et peut me permettre de mieux nager qu'avant. Pour marcher elle ne servira à rien, ais dans l'eau, je suis pressé de l’essayer, une fois que la douleur va se calmer. MMM, ma gorge

.......................

Entrée du 19/08/2558

Le petit m'a étonné. Je ne sais pas si c'est possible, mais il s'est réveillé un nouvel homme. Il m'a même supplié de reprendre ses fonctions et je lui ai dit que jusqu'à preuve du contraire c'était lui le pêcheur de Lilico. En toute honnêteté, je pensais qu'il allait préférer la mort dans son sommeil, ou même s'il se réveillait qu'il allait rester enfermé chez lui, ou même prendre la fuite ou commettre une bêtise. Mais ça... Son visage, son regard est celui d'un homme qui veut se battre. Mais je ne sais pas si vouloir affronter l'océan est courageux ou simplement fou. Mais qui je suis moi, Matagi, pour juger cette motivation. Après tout, c'est la même qui m'a animé pendant très longtemps. 
Je ne sais pas si ma bouche est maudite, mais j'ai l'impression qu'à chaque fois que je souhaite quelque chose, ça se produit, mais pas comme je voulais. J'avais dit que je voulais quelqu'un comme moi pour me remplacer, et voilà maintenant, je crois que les dieux m'ont à nouveau entendu. Mais j'ignore pourquoi ils jouent de la sorte avec moi. Le petit ne méritait pas ça, mais... meh, c'est peut-être un mal pour un bien. Peut-être, parce qu’un homme en colère peut commettre beaucoup d'erreurs. Il a déjà perdu la moitié de son visage, la prochaine fois... Ah, il vaut mieux cela que rien. C’est pourquoi j’ai quand même voulu ma deuxième jambe, pour l’aider au mieux que je peux, et aussi remplir ma promesse. Le bateau sera bientôt prêt, et j’ai promis de partir pour calmer l’océan.







Blabla de l’auteur

Hello vous chers lecteurs ! Bonne reprise à vous !

Texte time !

Vous vous rappelez quand j’ai dit que l’histoire allait faire 50 pages ? Moi non plus XD. Bon, c’est bientôt fini. Le bouquin sera focalisé sur Tamaïti, c’est pourquoi il y a des problèmes qui ne sont pas encore réglés et que je survole. Là, c’est une petite préquelle (petite…)

Si vous avez des questions, des suggestions, etc… n’hésitez pas à laisser un commentaire ou à m’écrire ici : unepageparjour@hotmail.com

Merci de me lire ! Vous êtes formidables !! Tchuss et à demain !!! Portez-vous bien !!!!


Meliacor : Stargorad, page 73


Flash, flash ! Dans un enchaînement acrobatique tiré de la Capoeira, Cid évita de se faire sauvagement empaler à plusieurs reprises. Mais le nombre conséquent d'ennemis ainsi que la promiscuité, rendaient le fait de tout esquiver simplement impossible. Les paramélures n'avaient aucune stratégie, aucune discipline à exploiter, elles se jetaient simplement dans la masse en jouant des pattes-faux dans toutes les directions sans aucun égard pour leur semblable. Affronter une armée qui avait des problèmes humains était envisageable, car elle pouvait avoir peur, elle connaissait la faim, le froid, la malnutrition, elle avait des souvenirs, des croyances, des idéaux, etc... ici, il n'y avait rien de cela. Juste la volonté de tuer pour le bien de la ruche. C'est pourquoi il était impossible pour Cid d'échapper à tout. 

Dans la marée de coups qui montait en intensité, le z'hum ne pouvait échapper à des éraflures, des bosses et des fractures, mais il arrivait à éviter les blessures sévères et là était la marque de son expertise. Minimiser les dégâts reçus en maximisant les dégâts infligés : là était l'essence de l'art dans "l'art de la guerre". Là était toute l'expertise et la finesse même dans cette boucherie. 

Bang, Bang ! Avec des coups qui ne diminuaient aucunement d'intensité malgré les heures, les coups de poing du z'hum continuaient à exploser les exosquelettes et les organes internes des créatures avec une efficacité monstrueuse. Respiration, rythme, mouvements optimums, la machine de guerre qu'était Cid maîtrisait tous ces concepts basiques, lui permettant de maintenir son endurance bien plus longtemps. Autrement dit, il pouvait garder cette cadence durant encore quelques jours, tant qu'il pouvait faire ou une deux pauses déjeuner entre ses cessions de carnage. Mais, tout avait ultimement une fin. 

CCRRRRIIIIIII !!! entendit Cid qui lui leva tous les poils de son pelage. Ce mauvais pressentiment fut également accentué par le comportement des autres paramélures qui s'arrêtèrent avant de s'écarter et de fuir, sans pour autant aller bien loin.

CCRRIIIIII !!! entendit Cid à nouveau et le bruit était bien plus près cette fois. Cependant, sa vue était masquée par une montagne de cadavres. C'est pourquoi il se fia à son ouïe pour tracer une image approximative de ce danger et à en croire la pression des pas, ce qui venait vers lui était petit et quadrupède.

Ce détail soulevait une nuée de questions que le z’hum jugea inutiles, car il n’allait pas tarder à faire la rencontre de cet être mystérieux. Il ne suffisait qu’à attendre, et pour cela il se prépara physiquement et mentalement, en profitant de ce temps pour s’injecter de la nourriture et reprendre des forces.

CCRRRRIIII !!! entendit-il à nouveau juste de l’autre côté des corps déchiquetés des insectes géants, puis il y eut le silence suivi par un son extrêmement dérangeant de chair et d’os consommés qui laissa Cid perplexe.
- " Un charognard ? " - se demanda-t-il ? Cependant, il ne put tourner les talons et continuer sa mission, car animé d’une fascination macabre pour ce qui était en train de se passer avec les cadavres, plus aspirés que dévorés.

La biomasse disparaissait à un rythme affolant même pour un gourmand comme Marshall. Ensuite, il y eut un son de propulsion qui faillit prendre le z’hum par surprise. Ce dernier évita de justesse le projectile qui lui était destiné en perdant l’équilibre, et tombant au sol d'une manière ridicule. 

En partant de la source d’origine, des centaines de projectiles osseux furent projetés comme des pieux dans le mur, mais là n’était pas le réel danger. Avant que Cid ne comprenne il était déjà trop tard, ses tympans commencèrent à saigner et sa vue à se brouiller. La douleur était telle qu'un rugissement échappa à ses mâchoires serrées, vissées, pour ne pas faire preuve d'une telle indignation. 
- "GRAAAA !!! - hurla Cid en tombant à genoux alors que le charognard lui fonçait dessus. Mais les jambes du z'hum refusaient de le porter, le ramenant à l’épisode avec le gaz. Son cœur commença à battre la chamade alors que la perspective de mourir devenait réelle et avec cette crainte, le chaos s'installa à nouveau dans son esprit.
- " Hihihi c'est repartis pour le chaos !"







Blabla de l'auteur 


Hello à vous chers lecteurs ! Bonne reprise de semaine ! J'espère que vous avez passé un week-end tranquille sans mes railleries. Ça fait du bien non ? XD

Texte time !

Hmm, je me demande si je n'ai pas trop précipité les choses, notamment...une seconde, je vais changer quelques détails. Yep, je préfère comme ça. Ça ne change pas grand-chose, mais cette version permet une certaine progression dans le pourquoi des événements. Oui, je sais, j en'ai pas décrit la créature encore, ne vous inquiétez pas je n'ai pas oublié :). 

Si vous avez des questions ! Des suggestions, etc... N'hésitez pas à laisser un commentaire ou à m'écrire ici : unepageparjour@hotmail.com

Merci de me lire ! Vous êtes formidables !! Tchuss et à demain !!! Portez-vous bien !!!!